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Poêle ou cheminée : ce que dit vraiment la loi sur le ramonage

Par Julie Glawi , le 27 novembre 2025 à 15:26 - 4 minutes de lecture
découvrez ce que la loi impose réellement concernant le ramonage des poêles et cheminées pour assurer votre sécurité et respecter la réglementation.

Un foyer qui crépite attire les confidences, les rires, parfois même un plat qui mijote sur la braise. Pourtant, la loi veille en silence sur chaque flamme. Ignorer le ramonage revient à jouer avec le feu au sens propre.

Ramonage obligatoire des cheminées et poêles à bois : l’exigence de 2025

Une fois par an, c’est la cadence minimale imposée par l’article 31 du règlement sanitaire. Plusieurs départements en demandent deux, preuve que le législateur n’aime pas les demi-mesures. Cette règle touche chaque conduit : bois, granulés, fioul, peu importe l’âge du poêle.

Objectif clair : éviter l’incendie domestique et le monoxyde qui s’invite sans bruit. En 2024, la Sécurité civile a recensé plus de 6 000 feux liés à la suie, un chiffre qui a fait frissonner les assureurs. Voilà pourquoi le texte s’est durci l’an passé.

Qui paie le ramonage : locataire ou propriétaire ?

Dans 80 % des baux classiques, l’entretien courant incombe à l’occupant. Donc le ramonage atterrit sur la to-do list du locataire, quitte à casser la tirelire pour la bonne cause. Les conduits collectifs restent par contre la chasse gardée du bailleur ou du syndic.

Le bail n’est pas un bouclier. Sans attestation, chacun se retrouve démuni face à l’expert d’assurance, locataire comme propriétaire. Conserver la preuve pendant plusieurs années évite les dialogues de sourds le jour où la cheminée dérape.

Que risque-t-on sans certificat de ramonage ?

Premier danger : l’incendie. Une flamme peut remonter le conduit en moins de trente secondes et lécher la charpente. Les pompiers racontent encore l’hiver dernier où un chalet alpin a flambé pour quelques bouquets de suie oubliés.

Deuxième menace : l’intoxication. Le monoxyde de carbone ne sent rien, ne pique pas les yeux, il endort. Une famille iséroise a failli y laisser la vie en janvier, sauvée par un détecteur qui a hurlé au beau milieu de la nuit.

Côté portefeuille, l’amende grimpe jusqu’à 450 €. Pire encore, l’assureur peut réduire l’indemnité voire la refuser. Les sinistres non couverts dépassent parfois 10 000 €, un chiffre qui incite à décrocher le téléphone d’un pro plutôt qu’à jouer les alchimistes.

Un conduit propre vaut mieux qu’une bûche miracle

Les “bûches chimiques” vendues en grande surface promettent monts et merveilles. Elles réduisent un peu la suie, d’accord, mais ne remplacent jamais le passage d’un professionnel agréé. Seul lui délivre la fameuse attestation, sésame aux yeux des compagnies.

L’artisan inspecte la vacuité, le tirage, l’étanchéité. Il glisse sa lampe torche là où la cendre se cache. Rien à voir avec un simple grattage à la hâte. Cette rigueur rappelle les maîtres-brasseurs bavarois qui contrôlent chaque fût avant le festival de la bière.

Combien coûte un ramonage pro aujourd’hui ?

La majorité des devis oscillent entre 60 et 120 € suivant la hauteur, l’accessibilité et le type de combustible. Certains trouvent cela cher ? Comparez avec la reconstruction d’une charpente ou la franchise après incendie, le calcul est vite plié.

À Paris comme à Marseille, la haute saison court d’octobre à décembre, il faut réserver vite. Hors période, les tarifs fléchissent un brin, un peu comme les billets d’avion pour Naples en février. Anticiper sauve des euros.

Un forfait inclut souvent le conduit principal, le contrôle visuel, le nettoyage du poêle et bien sûr le certificat. Demander le prix avant intervention évite les mauvaises surprises, et l’artisan sérieux annonce toujours la couleur.

Entretenir soi-même : mythe persistant

Balayer la paroi après chaque flambée réduit la suie, c’est certain, un peu comme rincer une casserole avant qu’elle accroche. Mais l’obligation légale reste entière. Sans tampon officiel, la cheminée est considérée comme non entretenue, point.

L’idée n’est pas de décourager les gestes simples : vider les cendres, aérer la pièce, surveiller la couleur de la flamme. Ces réflexes prolongent la vie du poêle et sentent bon la Gemütlichkeit. Ils ne remplacent pas la visite annuelle, ils la préparent.

En fin de compte, le ramonage n’est ni folklore ni caprice bureaucratique. C’est la condition discrète qui permet à la flamme de rester complice plutôt qu’ennemi.

À 38 ans, je suis une geek assumée et passionnée. Mon univers gravite autour des comics, des dernières séries culte et de tout ce qui fait vibrer la pop culture. Sur ce blog, je vous ouvre les portes de mon ‘repaire’ pour partager mes coups de cœur, mes analyses et ma vie de collectionneuse

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