Qualité de l’air 2025 : ramonez avant de relancer le bois
Le bilan 2025 d’Atmo Occitanie remet le chauffage au bois dans les contrôles à faire avant l’hiver. Dans son analyse des particules PM10 sur l’hiver 2024-2025, l’organisme indique que la combustion de matière organique, principalement le chauffage au bois, représente 35 à 45 % des particules dans l’ouest de la région. À Montpellier, cette part descend à 23 %.
Le chiffre est local, mais la leçon vaut ailleurs. Un poêle ou une cheminée qui brûle mal ne gêne pas seulement dans la pièce. Il envoie aussi plus de fumées dehors, surtout avec du bois humide, un tirage limite ou un conduit encrassé.
Il ne s’agit pas de condamner le bois. Un appareil entretenu, alimenté avec un combustible sec, n’a rien à voir avec une flambée qui couve dans un foyer sale. C’est pour cela que le ramonage doit être préparé avant les premiers vrais froids, pas quand tout le monde rallume en même temps.
La fumée visible doit vous faire réagir
Une fumée épaisse, une vitre qui noircit vite ou une odeur persistante de suie sont rarement de simples détails. Ces signes peuvent venir d’un bois trop humide, d’un manque d’air, d’un mauvais allumage ou d’un conduit qui tire mal. Dans tous les cas, continuer à charger l’appareil ne règle rien.
Sur Action Ramonage, on a déjà traité le lien entre particules fines et contrôle du conduit. Le nouveau bilan Atmo donne surtout une piqûre de rappel : avant l’hiver, vérifiez la combustion réelle, pas seulement la réserve de bûches.
Si vous stockez du bois local ou fraîchement livré, contrôlez le séchage avant de l’empiler trop près de la maison. Un bois encore humide chauffe moins, encrasse davantage et augmente les fumées. L’article sur le bois local avant commande donne déjà les vérifications à faire côté combustible.
Avant l’hiver, contrôlez le conduit et l’usage
Le ramonage mécanique reste la base. Il permet de retirer les dépôts, de contrôler l’état apparent du conduit et de repartir avec une attestation. Si votre cheminée refoule, si le poêle fume à l’ouverture ou si l’odeur revient appareil éteint, ne vous contentez pas d’un nettoyage rapide du foyer.
Le détecteur de monoxyde de carbone reste utile, mais il ne remplace pas l’entretien. Il alerte quand un problème existe déjà. Le mieux est d’éviter d’en arriver là : bois sec, arrivée d’air ouverte, appareil propre, conduit ramoné et attestation conservée.
Si vous devez rallumer prochainement, commencez par une petite flambée de test avec du bois bien sec. Surveillez la fumée, le tirage et l’odeur. Si le comportement paraît anormal, arrêtez les essais et faites contrôler le conduit avant de reprendre une vraie saison de chauffage.
Camille Renaud suit les sujets liés au ramonage, aux conduits de fumée, au bistre et aux signes d’encrassement. Ses articles privilégient les contrôles simples, les obligations utiles et les situations où l’avis d’un professionnel évite une vraie mauvaise surprise.








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