TVA à 5,5 % sur les PAC air-air : comparez avant d’écarter le bois
La TVA à 5,5 % s’ouvre aux pompes à chaleur air-air, d’après l’arrêté du 13 juillet 2026 relayé par Génie Climatique Magazine. C’est une vraie nouveauté pour les devis de rénovation, car ces appareils étaient longtemps rangés du côté du confort, surtout à cause de leur fonction climatisation.
Pour autant, ne rayez pas trop vite le poêle à bois, les granulés ou le conduit existant. Une TVA réduite change une ligne du devis. Elle ne dit pas encore quelle solution chauffera correctement la maison en janvier, ni combien coûteront l’entretien, la pose et les adaptations techniques.
Le taux réduit ne règle pas le devis complet
Le texte vise les PAC air-air fixes et performantes, pas les climatiseurs mobiles posés dans un coin du salon. Les critères techniques portent notamment sur la performance, le fluide frigorigène et la possibilité de pilotage. Les détails sont importants, car tous les modèles ne se valent pas et certains critères doivent encore se resserrer dès 2027.
Sur un devis, demandez donc au professionnel d’indiquer le taux de TVA appliqué, le modèle exact, les unités intérieures, le niveau sonore, la puissance utile en chauffage et les éventuels travaux électriques. Si une ligne reste floue, elle doit être clarifiée avant signature.
Face à un chauffage bois, la comparaison doit être faite poste par poste. Un poêle impose une autre logique : appareil, fumisterie, tubage si nécessaire, arrivée d’air, mise en service, combustible, entretien et contrôle du conduit. À l’inverse, une PAC air-air peut demander plusieurs unités, un bon emplacement extérieur et une validation acoustique, surtout en lotissement.
Avant de condamner le conduit, demandez deux scénarios
Si votre maison possède déjà un conduit exploitable, gardez-le dans la discussion. Il peut servir pour un poêle d’appoint, une solution principale au bois ou simplement comme option de secours. Le supprimer ou le négliger parce qu’une PAC profite d’un taux réduit serait une décision trop rapide.
Demandez deux devis comparables : un scénario PAC air-air, un scénario chauffage bois ou mixte. Dans les deux cas, faites apparaître les coûts cachés : entretien annuel, ramonage, réglages, bruit, stockage du combustible, confort dans les pièces éloignées et durée de vie de l’installation.
Si vous hésitez encore entre gaz, granulés, PAC et bois, commencez par le coût complet plutôt que par l’aide fiscale. Le même raisonnement vaut pour un arbitrage récent entre gaz et granulés : la facture du mois ne suffit pas si le devis oublie le conduit, le stockage ou l’entretien.
Avant de signer, demandez une phrase claire au professionnel : pourquoi cette solution est adaptée à votre maison, à son isolation et à vos usages. Si la réponse tient seulement à la TVA, le devis mérite un deuxième avis.
Marc Lemaire travaille sur les sujets de chauffage au bois : pellets, bûches, stockage, prix du combustible et rendement au quotidien. Il cherche surtout à traduire les données techniques en choix pratiques pour les foyers équipés d’un poêle.







